Les meilleures séries de 2021 : d’Arcane à Dexter, découvrez le top spectateurs – News…

L’année a encore été riche en nouveautés en matière de séries. Découvrez celles que vous avez plébiscitées au cours de ces derniers mois…

Netflix

Le Top des Nouvelles Séries 2021 selon les spectateurs*

L’année 2021 a encore été riche en nouveautés sur la planète séries. Déjà, merci infiniment pour votre fidélité et vos partages. Vous avez noté vos coups de coeur au cours de ces derniers mois et nous profitons de cette période associée aux bilans pour faire un point sur les programmes les plus plébiscités. Première observation, l’animation se démarque avec des nouveautés qui ne vous ont pas laissés indifférents. Les productions européennes ont décidément de l’avenir, ce top n’incluant pas seulement les créations US. Enfin, mention spéciale à Dexter New Blood lancée récemment et déjà en bonne position dans vos préférences.

1- Arcane 4,8/5

Créée par Alex Yee & Christian “Praeco” Linke

Championnes de leurs villes jumelles et rivales (la huppée Piltover et la sous-terraine Zaun), deux sœurs Vi et Powder se battent dans une guerre où font rage des technologies magiques et des perspectives diamétralement opposées.

Dès son lancement, Arcane, série d’animation dérivée du populaire jeu vidéo League of Legends, provoque l’engouement du public. Le pari de Riot Games consistant à satisfaire à la fois les fans de la première heure et à servir d’introduction pour les non-initiés semble être relevé. Ce qui frappe, au premier abord, c’est une expérience visuelle unique rendue possible grâce au graphisme développé par la société parisienne Fortiche. Cet ambitieux projet, qui a nécessité pas moins de six années de travail, a porté ses fruits. Les enjeux narratifs mis en place dès les premiers épisodes sont transcendés par des personnages tout en nuances, dont la jeune Jinx très appréciée par les fans. Les combats sont réalistes, et un soin particulier a été apporté à la musique qui colle toujours très bien à l’histoire. Même le doublage est du grand art, avec une mention spéciale pour Adeline Chetail et Alice Taurand.

 

2- Young Royals 4,4/5

Créée par Lisa Ambjörn

Quand le prince Wilhelm arrive dans le prestigieux internat d’Hillerska, il y voit enfin l’occasion de découvrir qui il est vraiment et le genre de vie qu’il souhaite mener. Wilhelm se prend a rêver d’un futur où il jouirait d’une pleine liberté et d’un amour inconditionnel, dégagé de toute obligation royale.

Teen show nordique développé par Lisa Ambjörn, Young Royals font son entrée discrètement au catalogue de Netflix. Pour mieux surprendre. Dès la mise à disponibilité des épisodes durant l’été, les abonnés se passionnent pour le destin de Wilhelm, un jeune prince rêvant de liberté. Partagé entre ses sentiments pour un garçon et les lourdes responsabilités royales qui l’attendent, l’adolescent émeut le public. Même si le sujet a des airs de déjà-vu, la série touche par sa sincérité. Et le casting, porté par Edvin Ryding et Omar Rudberg, y est pour beaucoup. Loin de l’audace et le côté provocant d’un Elite, Young Royals fait preuve d’humanité et de tendresse, et vise juste dans le traitement des tourments des protagonistes. Les clichés habituels cèdent ici la place à une romance LGBTQ+ émouvante, qui apparaît telle une bouffée de fraîcheur qui fait du bien à l’âme.

3- It’s a Sin 4,4/5

Créée par Russell T Davies

Ritchie, Roscoe et Colin débarquent à Londres en 1981. Les jeunes hommes vont commencer leur vie d’adulte avec un virus nouveau qui se propage dans la communauté gay. C’est l’histoire de leurs amis, de leurs amants et de leurs familles.

Après son coup d’éclat en 2019 avec le puissant Years and Years, Russell T Davies met son génie au service de It’s a Sin, un drama inspiré par sa propre expérience, sur l’émergence du sida au sein de la communauté gay londonienne du début des années 1980. Comme à son habitude, l’ex-créateur du Queer as Folk UK dresse le portrait de personnages attachants, passant à la trappe les habituelles caricatures. Dans ce bouleversant récit tout en nuances rythmé par quelques titres emblématiques de l’époque, une bande d’amis est mise à mal par une épidémie dont elle ne mesure pas l’ampleur. Les multiples tragédies, entrecoupées de traits d’humour bienvenus, ne tombent jamais dans le morbide. Bien au contraire, elles constituent un bel hommage aux victimes.

 

4- Mare of Easttown 4,3/5

Créée par Brad Ingelsby

Tandis que sa vie va à vau-l’eau, une détective d’une petite ville de Pennsylvanie enquête sur un meurtre.

Authentique. Tel serait le maître mot pour définir cette mini-série développée sous la bannière HBO. Dix ans après Mildred Pierce, Kate Winslet décroche son 2ème Emmy Award pour sa prestation d’une policière plus vraie que nature en proie à une vie personnelle chaotique. Cette fiction en 7 volets lève le voile sur Mare Sheehan, une flic au caractère bien trempé qui tente de résoudre une affaire criminelle, tout en combattant ses propres fantômes du passé. Entre Craig Zobel (The Leftovers) à la réalisation et Brad Ingelsby (Les Brasiers de la Colère) au scénario, le programme envoie du lourd, sans pour autant s’embarrasser d’effets de style. Immersion totale dans l’Amérique profonde en misant sur le dépouillement et le naturel. Au fil des épisodes, Mare of Easttown présente une galerie de personnes ordinaires et complexes portée par un joli casting (Evan Peters, Julianne Nicholson, Guy Pearce, Jean Smart…).

 

5- Dexter New Blood 4,2/5

Créée par Clyde Phillips

Dix ans après sa disparition dans la tourmente de l’ouragan Laura, Dexter Morgan vit désormais loin de Miami, sous une autre identité, dans la petite ville d’Iron Lake, dans l’Etat de New York. L’ex-expert médico-légal de la police voit ses vieux démons refaire surface à la suite d’événements inattendus troublant sa routine.

Dix ans après ses adieux décevants, Dexter Morgan refait surface sous le nom de Jim Lindsay dans une petite ville enneigée de l’Etat de New York. A des milliers de kilomètres de Miami, l’ex-expert médico-légal de la police mène une vie paisible, en totale immersion avec le reste de la communauté. Sa quiétude est troublée du jour au lendemain par une série d’événements inattendus, dont l’arrivée surprise de son fils Harrison, aujourd’hui âgé de 15 ans. Dexter/Jim a gagné en maturité. Et sa défunte soeur réapparaît régulièrement à ses côtés, telle sa bonne conscience l’encourageant à rester sur le bon chemin. Mais la routine est désormais brisée. Le sang a à nouveau coulé. Entre la pression de sa double vie, les nombreuses inconnues dans l’équation et ses responsabilités de père, l’ex-tueur en série en exil a beaucoup à gérer. Son fils cache-t-il le même côté sombre que lui ? La série réussit son retour en conservant les fondamentaux qui ont fait son succès, tout en insufflant suffisamment de nouveauté. S’il est plaisant de renouer avec les personnages emblématiques, les nouvelles recrues ne sont pas en reste. Jack Alcott et Clancy Brown sont épatants dans les rôles respectifs du fils prodigue et de l’énigmatique Kurt Caldwell.

 

6- Invincible 4,3/5

Créée par Robert Kirkman

Après avoir découvert que son père est le super-héros le plus puissant du monde, un ado développe lui aussi des pouvoirs et décide de suivre les traces de son géniteur.

Tirée du comic book éponyme du papa de The Walking Dead, cette série d’animation d’Amazon Prime Video s’intéresse au parcours initiatique d’un adolescent rêvant de suivre les traces de son père, un célèbre et puissant super-héros qui s’est imposé comme dans le rôle de protecteur de la Terre. Palpitantes, drôles et violentes à la fois, ces aventures – ponctuées de scènes d’action dantesques – tirent leur épingle du jeu malgré l’abondance d’histoires du genre. Ici les adolescents qui se découvrent des pouvoirs ne craignent pas de vibrer du plaisir et du frisson que leur offrent cette incroyable opportunité pour régler leurs comptes à ceux qui le méritent. Outre un ton résolument plus adulte, Invincible se distingue par un casting vocal original qui compte pour beaucoup dans la réussite de l’ensemble. Steven Yeun, J.K. Simmons, Sandra Oh, Seth Rogen, Mark Hamill, Jon Hamm, Ezra Miller, Mahershala Ali, Zachary Quinto. Excusez du peu !

7- Dopesick 4,3/5

Créée par Danny Strong

Au coeur d’une petite ville de l’état de la Virginie, le portait de familles touchées par la crise des opiacés aux Etats-Unis. Les proches des toxicomanes se lancent dans une guerre auprès des lobbies pharmaceutiques. Les policiers et médecins luttent également au quotidien contre le fléau…

Mini-série arrivée au catalogue Disney+ en toute fin d’année, Dopesick retrace avec brio le scandale de l’oxycontin survenu dans les années. Cette adaptation du livre de Beth Macy, Dopesick: Dealers, Doctors and the Drug Company that Addicted Americaun, dépeint les tristes conséquences qu’a eu le médicament anti-douleur au fil des années sur la population américaine. Appuyée par la prestation impeccable de Michael Keaton en médecin devenu lui même accro, la série se montre aussi réaliste que documentée. Filmé comme une enquête façon La fille de Brest, sur le scandale du Mediator, Dopesick nous plonge dans la crise des opioïdes du lancement du médicament en 1996, jusqu’au procès tenu en 2011. A l’heure du covid, c’est une serie qui est dans l’actu brulante !

8 My Name 4,2/5

Créée par Kim Jin-min

Motivée par la vengeance, une femme rejoint un réseau criminel et devient une policière infiltrée afin de trouver le meurtrier de son père.

Dans la lignée de Kingdom, Vincenzo, Hellbound ou Squid GameMy Name prouve une fois encore que les séries sud-coréennes n’ont pas à rougir face aux productions américaines ou européennes. Pour ce thriller haletant, la comédienne Han So-Hee, jusqu’alors habituée aux drames romantiques, a suivi une préparation drastique pour être à la hauteur des multiples scènes d’action. Et le résultat est imparable. Avec la vengeance engrammée dans la peau, son personnage infiltre la police dans l’espoir de démasquer les responsables de la mort de son père. Si l’intrigue se révèle classique, avec son lot d’incohérences et de facilités, le rythme soutenu et la profondeur des personnages relèvent l’ensemble pour offrir un divertissement efficace, porté par des rebondissements bien amenés. Le public se laisse très vite embarquer dans la quête d’une héroïne ballottée entre les corps à corps sanglants, les énigmes à résoudre et les séquences d’émotion.

 

9- En thérapie 4,2/5

Créée par Eric Toledano, Olivier Nakache, Laetitia Gonzalez

Paris, automne 2015. Philippe Dayan reçoit chaque semaine dans son cabinet à deux pas de la place de la République, une chirurgienne en plein désarroi amoureux, un couple en crise, une ado aux tendances suicidaires et un agent de la BRI traumatisé par son intervention au Bataclan. A l’écoute de ces vies bouleversées, le séisme émotionnel qui se déclenche en lui est sans précédent.

Après In Treatment aux Etats-Unis, la fiction israélienne à succès BeTipul a enfin droit, grâce à Arte, à sa version française. Réalisée par Eric Toledano et Olivier Nakache, la saison 1 d’En thérapie s’inscrit dans le douloureux contexte post-attentats du Bataclan. Le principe reste le même que dans les diverses adaptations : un thérapeute reçoit dans son cabinet des patients qui partagent leurs traumatismes, tout en lui renvoyant ses propres névroses. Toujours sur le fil, ces séances permettent d’explorer les profondeurs et la complexité de l’âme humaine. Frédéric Pierrot endosse avec brio le rôle du psy. Face à lui, Reda Kateb, Pio Marmaï, ou encore Mélanie Thierry, interprètent magistralement des patients qui se livrent maladroitement et sans filtre. Toujours dans la justesse, la série montre à quel point le thérapeute peut facilement perdre pied. La simplicité de ces échanges en huis clos permet d’apprécier davantage les répliques qui fusent et les silences très évocateurs. Difficile en tant que spectateur de rester insensible à tant de questionnements qui affectent nos propres failles.

 

10- Maid 4,2/5

Créée par Molly Smith Metzler

Une mère célibataire qui a du mal à joindre les deux bouts trouve un emploi comme femme de ménage… D’après les mémoires de Stephanie Land, Maid : Hard Work, Low Pay, and a Mother’s Will to Survive.

Touchés par son sujet délicat, les abonné.e.s Netflix se sont enthousiasmés durant l’automne pour cette série inspirée du best-seller autobiographique de Stephanie Land. Maid retrace le difficile parcours d’une jeune mère marquée par les abus de son ex-époux. Alors qu’il lui faut se battre pour ne pas se retrouver à la rue et donner un cadre de vie décent à sa fille, elle doit également gérer la bipolarité de sa propre mère. Sans tomber dans un côté larmoyant, la série apporte quelques traits d’humour, tout en mettant en lumière la résilience d’une mère courage. La narration en voix-off de la protagoniste renforce cet aspect poignant du récit. En marge de ce parcours de vie, Maid dresse également le portrait d’une Amérique frappée de plein fouet par la crise financière. Produite par Margot Robbie et créée par Molly Smith Metzier (Shameless, Orange Is the New Black), la série doit beaucoup au talent de Margaret Qualley, vue auparavant dans The Leftovers ou Once Upon a Time in Hollywood. Pour l’occasion, la comédienne donne la réplique pour la première fois à l’écran à sa mère Andie MacDowell. Le passage de relais est assuré.

 

10- Loki 4,2/5

Créée par Michael Waldron

La nouvelle série Disney+ Original des studios Marvel « Loki » se déroule après les événements relatés dans Avengers : Endgame. Elle met en scène le dieu de la malice juste après qu’il s’est affranchi de son frère Thor, et le confronte à la mystérieuse TVA, chargée de contrôler le temps.

Après WandaVision et Falcon et le Soldat de l’HiverLoki se révèle très différente de ses consoeurs de la franchise Marvel. Située dans la continuité des événements d’Avengers : Endgame, la série met en place une nouvelle intrigue autour du Dieu de la malice toujours brillamment incarné par Tom Hiddleston. Très populaire, le gentil méchant emblématique du MCU a donc droit à sa propre aventure. Considéré comme une anomalie cosmique à effacer d’urgence, il est amené à collaborer avec la TVA (Time Variance Authority), qui gère les incohérences dans le Multivers et les failles dans l’Eternel Flux Temporel. Le duo improbable qu’il forme avec l’agent du temps joué par Owen Wilson est un pur régal. Côté figures féminines, Gugu Mbatha-Raw, Wunmi Mosaku et Sophia Di Martino ne sont pas en reste et s’emploient à mettre des bâtons dans les roues d’un Loki désarmé et livré à lui-même. Ecrite par Michael Waldron et réalisée par Kate Herron, la série mélange polar et voyage dans le temps pour notre plus grand plaisir. Ambitieuse, elle offre à Loki un véritable examen de conscience, passage quasi indispensable pour appréhender la phase IV du MCU. Cette nouvelle direction créative laisse présager que le meilleur pour l’avenir de la franchise.

*Pour des séries en diffusions française, américaine, britannique, canadienne et australienne pour des séries ayant au moins 300 notes..

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