Conan, Willow, Excalibur… Les 10 films de Fantasy qu’il faut avoir vu dans sa vie – Actus Ciné

Conan, Willow, Excalibur... Les 10 films de Fantasy qu'il faut avoir vu dans sa vie - Actus Ciné

Longtemps considéré comme moribond et à fuir, le genre Heroic Fantasy est revenu durablement sur le devant de la scène et en force grâce à la saga de Peter Jackson. Voici selon nous les dix incontournables du genre, et pas un de plus !

Universal Pictures

Après les films de guerre, les films d’horreur, les westerns et les thrillers qu’il faut avoir vu dans sa vie, place à la nouvelle sélection : les dix films d’Heroic Fantasy incontournables !  Vous vous en doutez, vu le nombre, la sélection / écrémage a été drastique, ce qui n’a pas été sans poser quelques cas de conscience… Quoi qu’il en soit, voici notre sélection !

Conan le barbare (1982)

En d’autres temps, en d’autres lieux. Seul rescapé du massacre de sa famille par le cruel Thulsa Doom, prêtre sanguinaire du culte du serpent, le jeune Conan est vendu comme esclave. Les années passent, transformant le jeune cimmérien en homme fort et puissant. Conan acquiert alors des connaissances dans l’art du combat et devient un barbare cruel et féroce, affrontant les adversaires les plus impitoyables pour le seul plaisir de ses maîtres. Au prix de ces combats, Conan gagne sa liberté. Enfin libre le puissant guerrier se met à la recherche de Thulsa Doom afin de réclamer vengeance…

N’y allons pas par quatre chemins : c’est LE film qui a fait connaître l’Heroic Fantasy au grand public (et même, si on veut être encore plus pointue, le sous genre du Sword & Sorcery). Et quel film ! 38 ans après, le constat est toujours le même : Arnold Schwarzenegger était né pour incarner celui qui, un jour, “deviendra roi de ses propres mains”.

Nul autre que John Milius a su capter avec autant d’acuité l’essence et l’âme de l’univers du personnage créé par Robert E. Howard, même si le cinéaste a projeté sur notre Arnie préféré une vision toute personnelle du mythe du surhomme. En passant sous silence par charité l’insipide version de 2011, tout est là dans le chef-d’oeuvre de Milius : la violence et la cruauté de l’univers; la qualité de l’interprétation, à commencer par un James Earl Jones absolument génial; une BO mythique de Basil Poledouris, qui donne notamment une des plus fabuleuse ouverture de film; un fantastique sens du rythme et de l’épique…Bref, une merveille.

Film disponible en DVD, Blu-ray et VOD.

La Trilogie du Seigneur des Anneaux (2001-2003)

Le jeune hobbit Frodon Saquet hérite d’un anneau. Il s’agit de l’Anneau Unique, instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, Seigneur des Ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples… A moins que Frodon et ses fidèles compagnons ne parviennent à emporter l’Anneau jusqu’en Mordor, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours…

Il y a clairement un avant et un après la fabuleuse trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson; une trilogie fleuve qu’il a mis sept ans à mettre amoureusement sur pied. Car Jackson a réussi le tour de force à l’époque à remettre au goût du jour un genre jusqu’alors mal-aimé et totalement tombé en disgrâce, et pour lequel plus d’un Executive de Majors n’aurait auparavant pas misé une poignée de clous. Ceux qui découvrirent en salle la trilogie en gardent encore un souvenir ému. Une saga gorgée de séquences mémorables ( le périple des aventuriers sur le pont de Khazad-dûm, la bataille rangée à Amon Hen, la bataille du gouffre de Helm…), des acteurs totalement habités par leurs rôles et portés par une fantastique mise en scène, un vrai souffle épique et tragique, une BO fabuleuse signée Howard Shore (ahlàlà, le thème Bridge of Khazad Dum !!!)… Un univers à la fois merveilleux et violent qui montre aussi combien Peter Jackson est un grand conteur d’histoire. Sans doute plus encore dans cette trilogie que dans celle de The Hobbit.

La trilogie est disponible en DVD et Blu-ray. Voir toutes les offres ici.

Excalibur (1981)

Uter Pendragon reçoit de Merlin l’Enchanteur l’épée mythique Excalibur. A la mort d’Uter, l’épée reste figée dans une stèle de granit. Seul le jeune Arthur, fils illégitime d’Uter parvient à brandir l’épée Excalibur et devient par ce geste le roi d’Angleterre. Quelques années plus tard, il épouse Guenièvre et réunit les Chevaliers de la Table Ronde. Mais sa demi-soeur, la méchante Morgane, parvient à avoir un fils d’Arthur qui va le pousser à sa perte…

Non sans une certaine ironie, c’est parce qu’il n’a pas pu réaliser son adaptation du Seigneur des Anneaux de Tolkien que le grand John Boorman a finalement réalisé Excalibur. S’appuyant sur la célèbre oeuvre Le Morte d’Arthur de Thomas Malory écrite en 1485, Boorman ressuscite de manière prodigieuse les mythes arthuriens, dans une épopée toute à la fois féérique et onirique, mais aussi cruelle et très violente, gorgée de scènes devenues cultes, comme la chevauchée d’Arthur partant pour sa dernière bataille sur l’air de Carmina Burana de Carl Orff. C’est aussi l’occasion d’admirer des acteurs promis à un bel avenir et encore inconnus, comme Liam Neeson et Gabriel Byrne, dans ce qui est un des meilleurs films du réalisateur de Délivrance, et plus largement de la Fantasy.

Film disponible en DVD et Blu-ray. Voir toutes les offres ici.

Dark Crystal (1982)

Un autre monde, un autre temps, à l’âge des miracles… Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelflings, partent à la recherche d’un éclat de cristal gigantesque, abîmé dans une commotion planétaire, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils doivent affronter les terribles et cruels Skeksis qui tiennent ces derniers en esclavage.

Il fut un temps béni où les CGI n’avaient pas encore totalement envahi le grand écran, où les trucages et autres effets spéciaux étaient encore réalisés à l’ancienne. Autour de l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal, l’équipe du Muppet Show et Frank Oz signait en 1982 un film qui a fait date dans le genre de la Fantasy : Dark Crystal. Sans tête d’affiche, peuplé de marionnettes évoluant dans un univers sombre et même effrayant (c’est d’ailleurs un film pas franchement recommandé pour le tout jeune public), porté par une magnifique BO de Trevor Jones, Dark Crystal est devenu à juste titre un authentique classique du genre, qui a émerveillé toute une génération.

Film disponible sur Netflix, ainsi qu’en DVD et Blu-ray. Voir toutes les offres ici.

Willow (1988)

Il était une fois un royaume peuplé de petits habitants appelés les Nelwyns. Ce peuple paisible était dominé par les Daikinis, gens de grand taille gouvernés par la cruelle reine Bavmorda. Or il advint qu’un prophète annonçât la naissance d’une princesse appelée à détrôner Bavmorda. La terrible reine ordonna alors de tuer tous les nouveaux-nés du royaume. Elora échappa au massacre et ce fut Willow, un jeune Nelwyn féru de magie, qui la recueillit. Mais Bavmorda n’avait pas dit son dernier mot…

Avant Bilbon et Frodon, il y a eu Willow. Produit par George Lucas, qui développait cette histoire depuis 1972, Willow fait lui aussi figure de classique du genre et vient superbement clore à sa manière une décennie très riche en films de Fantasy. Pour tout dire, ce n’est pas vraiment le genre de film qu’on aurait pu voir venir de la part du meilleur ami de Fonzie, Ron Howard. Et pourtant. Il met en scène très efficacement une histoire bien rythmée, peuplée de fées, guerriers, lutins, trolls et sorcière, aidés aussi par des effets spéciaux dernier cri pour l’époque signés ILM. La technologie du morphing, qui constitue une avancée majeure dans le domaine de l’infographie, fut développée pour le film.

Disponible en VOD sur Disney+, ainsi qu’en DVD et Blu-ray. Voir toutes les offres ici.

Legend (1985)

Le royaume féerique où se déroule cette histoire est un lieu d’harmonie et de paix, sous la protection bienveillante de deux splendides licornes, gardiennes des lieux. Mais Darkness, le seigneur du mal et de la haine, décide d’exterminer les licornes et de répandre sur le royaume une ère glaciale de désolation. Seuls la princesse Lily et le jeune Jack vont tenter de contrecarrer ses plans.

Après avoir enchaîné trois immenses films (Les Duellistes, Alien et Blade Runner…Oui, quand même !), Ridley Scott tentait en 1985 une incursion dans la Fantasy avec Legend, qui fut un gros échec commercial, d’autant plus douloureux pour lui qu’il développait l’histoire depuis la fin du tournage de son premier film, l’éblouissant Duellistes. Dans un hommage revendiqué à La Belle et la Bête de Jean Cocteau, Scott multiplie les références comme les contes des frères Grimm, ceux de Perrault, des légendes celtes et médiévales, avec un zeste de Walt Disney. Le film a certes un peu vieilli; et la prestation de Tom Cruise est écrasée par celle de Tim Curry, sous les traits du grand méchant du film : l’impressionnant démon Darkness, qui possède sans doute les cornes les plus imposantes de l’histoire du cinéma. Un personnage culte, et une des meilleures performances pour ce génial acteur.

Film disponible sur Amazon Prime, ainsi qu’en DVD et Bllu-ray. Voir toutes les offres ici.

Ladyhawke (1985)

Ensorcelés par le cruel et jaloux évêque d’Aquila, les amants Etienne de Navarre et Isabeau d’Anjou se transforment alternativement en loup et en faucon. Avec le secours de Philippe Gaston, jeune voleur qu’ils prennent comme messager, et du vieux moine Imperius, ils se lancent dans une quête pour combattre le diabolique homme d’église et retrouver leur forme originelle.

Les années 80 sont des années fastes pour le solide artisan Richard Donner. Après avoir signé les cultissimes aventures des Goonies, il plonge dans la Medieval Fantasy avec un magnifique film : Ladyhawke, la femme de la nuit, qui fut malheureusement un échec commercial pour le cinéaste. C’est d’autant plus injuste que, au-delà de sa très belle photo, le film est porté par un trio de comédiens au sommet de leur forme. Rutger Hauer, impeccable, qui poursuit son aventure américaine et retrouvera l’univers médiéval (et pas franchement Fantasy…) en 1985 chez Paul Verhoeven avec le film culte La Chair et le sang. Ladyhawke, c’est bien entendu la sublime Michelle Pfeiffer, alors en pleine ascension, trois ans avant de camper l’inoubliable Madame de Tourvel dans Les Liaisons dangereuses. Et c’est enfin l’occasion de retrouver l’acteur Matthew Broderick, qui faisait ses débuts au cinéma à peine deux ans auparavant dans un film devenu culte, War Games.

Film disponible en DVD et Blu-ray. Voir toutes les offres ici.

Dar l’invincible (1982)

Dar, fils du roi destiné à détruire le tyran des forces du mal d’après sa prophétesse, est marqué à la naissance avant d’être sacrifié, mais il est sauvé par un homme qui le ramène dans son petit village et l’élève comme son fils. Adulte, son petit village ainsi que sa famille adoptive sont détruis par l’armée du tyran. Seul survivant, il part à l’aventure dans le but de se venger, il devient un combattant qui sur son chemin rencontrera des alliés parmi lesquels des animaux (furets, aigle, panthère) avec qui il communique grâce à son don, la télépathie.

Alors certes, Dar l’invincible, alias The Beastmaster, n’est pas un chef-d’oeuvre du genre, mais reste un film extrêmement sympathique, et se place quand même au-dessus des productions bisseuses voire Z qui ont traînées dans le sillage de Conan le barbare, notamment les productions italiennes. Réalisé par Don Coscarelli, le même qui réalisera bien des années plus tard le film culte Bubba Ho-Tep. Dans Dar l’invincible, c’est aussi l’occasion d’admirer la plastique de Tanya Roberts dans le rôle de Kiri; un rôle qui lui portera chance puisqu’il lui permettra d’être engagée 3 ans plus tard sur le tournage du James Bond Dangereusement vôtre.

L’histoire sans fin (1985)

Bastien, dix ans, est un passionné de romans d’aventures. Un jour, il dérobe un ouvrage merveilleux peuplé d’extraordinaires créatures. Il s’enfonce fébrilement dans l’univers fantastique de ce livre qui le fascine…

Pour tout dire, on n’attendait pas franchement le réalisateur de l’immense film de guerre Das Boot au rayon de la Fantasy avec un film qui est devenu un classique : L’Histoire sans fin. Dragon pour une fois gentil, princesse, un royaume en danger… Wolfgang Petersen signait en 1984 une oeuvre qui a marqué l’enfance de toute une génération. Une oeuvre dans laquelle le monde de l’enfance et le merveilleux, qui ne devraient justement pas avoir de fin, se disputent avec le monde des adultes, symbolisé dans le film par le Néant. Porté par une superbe partition signée Giorgio Moroder (la chanson The Neverending Story fut un énorme succès et est devenue un classique des ’80s) et par des acteurs très attachants, à commencer par le jeune Barret Oliver, L’Histoire sans fin est un film à voir et / ou revoir, histoire de s’assurer que vous n’avez pas perdu votre âme d’enfant. Si c’est le cas, c’est mal !

Le film est disponible en VOD ainsi qu’en DVD et Blu-ray.

Tygra, la glace et le feu (1983)

Lors d’une ère glaciaire, Nekron, le démon maître des glaces, enlève Tygra, la fille du roi Jarol, gardien du feu…

Etonnant film d’animation Fantasy pour adulte signé Ralph Bakshi et sorti en 1983, Tygra : la glace et le feu a la particularité d’être co-réalisé avec Frank Frazetta, sans doute l’un des artistes américains les plus influents de la science-fiction et de la fantasy. C’est à lui que l’on doit les plus célèbres illustrations de Tarzan, John Carter ou Conan le Barbare; des personnages aux muscles saillants voire hypertrophiés. Le film est aussi précurseur de la Motion Capture, avec l’emploi de la technique du rotoscoping pour l’animation.

 

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