5 films qui ont ruiné la carrière de leurs réalisateurs – Actus Ciné

Tournages sous très hautes tensions, projections-tests catastrophiques, accueil critique désastreux… Certains films ont été fatals dans la carrière de leurs réalisateurs. Voici cinq exemples.

5 films qui ont ruiné la carrière de leurs réalisateurs - actus ciné
Columbia TriStar Films

Il arrive malheureusement que la carrière d’un cinéaste soit intrinsèquement liée au destin cabossé de l’une de ses oeuvres, au point d’hypothéquer, en tout cas de plomber durablement, la trajectoire de sa filmographie. Un constat souvent injuste d’ailleurs, comme s’il n’existait pas, ou si peu, de rédemption possible. Mais le petit monde du cinéma est sans pitié.

Ce ne sont pas les raisons qui manquent pour tenter d’expliquer cet état de fait : graves mésententes entre le producteur et le réalisateur au point d’être débarqué, tournages sous très hautes tensions, budget explosé au point de mettre en péril toute l’entreprise, guerre d’egos, projections-tests catastrophiques, accueil critique et public assassins faisant plonger l’oeuvre dans le gouffre du Box Office pour ne jamais en sortir…

Si les exemples de films ayant plombé la carrière de leurs acteurs et actrices sont nombreux (on songe par exemple à Elizabeth Berkley pour ShowgirlsChris O’Donnell et Alicia Silverstone pour Batman & Robin), le constat vaut bien entendu pour leurs réalisateurs. Voici cinq exemples.

Vercingétorix , le naufrage de Jacques Dorfmann

Ce ne devait être rien de moins que le Gladiator à la française. A sa tête : Jacques Dorfmann, qui fut notamment, avant de signer son premier long en tant que réalisateur, le très beau Palanquin des larmes en 1988, un producteur émérite et respecté d’une quarantaine de films. Il était notamment derrière L’armée des ombres et Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville; pas exactement des films mineurs.

Vingt ans après la sortie de Vercingétorix, le souvenir reste encore très douloureux pour lui. “On dit qu’on se fait une armure, mais moi, je n’ai jamais réussi. Bien sûr, quand on fait un métier public, on ne peut pas se plaindre de l’opinion des gens. Mais quand même, ça fait mal” raconte le cinéaste, dans un numéro passionnant de So Film publié en juin 2021.

“J’ai fait des erreurs de mise en scène, de costumes et de perruques. J’aurais dû faire plus simple. Pour moi, ce film n’avait rien d’un blockbuster. Il n’y a que les Américains qui savent en faire. C’était juste un film français, artisanal et ambitieux” poursuit-il.

Revoici d’ailleurs la bande-annonce, avec un Christophe Lambert dans le rôle-titre, coiffé comme un épis de maïs et avec une fourche…

Coproduction franco-canadienne qui fut très difficile à financer, Vercingétorix a cumulé à peu près tous les handicaps possibles. Son comédien principal, qui devait être Guillaume Depardieu, victime d’un grave accident de moto, n’a pas pu monter à bord.

Tourné en Bulgarie pour des raisons de coûts et aussi parce que certains de ses paysages ressemblaient à l’Auvergne, la situation se tend une fois sur place. Le gouvernement bulgare voulait entrer en coproduction du film, et donc avoir un droit de regard dessus, ce qui était hors de question.

L’équipe de production découvrira un beau matin que la quinzaine de camions régie ont complètement disparus, avec tout le matériel technique… La raison ? les techniciens locaux n’auraient pas été payé… 80% de l’équipe était bulgare; le reste était français et canadien.

“On était tout le temps en retard, sur tout. Il arrivait même qu’on tourne vingt-quatre heures d’affilée” raconte Dorfmann. Le cinéaste a aussi la douleur de perdre son père, au début du tournage. Vivant mal son deuil, ce qu’on peut comprendre, il se réfugit dans l’alcool. Tandis que Klaus Maria Brandauer, qui joue César, refuse de sortir de sa caravane car fâché avec le réalisateur, Dorfmann doit aussi composer avec Christophe Lambert.

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SND

Rétrospectivement, l’acteur est d’autant plus amer que le film a largement contribué à plomber sa carrière : “Ça ne dérapait pas, c’était Holiday on Ice. Quand le réalisateur arrive déjà bien attaqué à 8 heures du matin et qu’à 15 heures il est écroulé, saoul comme une vache au milieu des figurants et qu’il hurle “fin de tournage !”, ça devient ingérable” lâche-t-il.

La brouille entre les deux sera durable : “on avait prévu de continuer ensemble. J’étais censé faire un triptyque sur les grands héros de l’histoire de France. Après Vercingétorix, La Fayette et Charles de Gaulle. Et Christophe était de la partie…” se souvient Dorfmann.

“L’erreur de Jacques, c’est d’avoir voulu tout faire : producteur, scénariste, réalisateur. Au bout d’un moment, ça l’a dépassé, il n’avait plus le recul nécessaire” raconte le coproducteur du film, Patrick Sandrin. L’estocade sera portée par les Critiques de la Presse. “Bide du siècle” lâche Télérama; “Un film d’une nullité sans nom” assène Le Nouvel Observateur, entre-autres amabilités et morceaux choisis.

Étienne Lerbret, attaché de presse du film à l’époque, raconte : “Il a été dézingué. C’était même compliqué d’organiser des interviews. Beaucoup de journalistes ne voulaient pas rencontrer le réalisateur”. Une blessure qui reste à vif donc. Jacques Dorfmann, désormais âgé de 76 ans, n’a plus rien retourné depuis.

La Porte du Paradis de Michael Cimino

Pour le coup, l’exemple de La Porte du Paradis est du cousu-main. En 1979, Michael Cimino est le cinéaste le plus courtisé d’Hollywood, après la moisson d’Oscars effectuée par son chef-d’oeuvre absolu, Voyage au bout de l’Enfer. A peine deux ans plus tard, il devient un véritable paria. Que s’est-il passé entre les deux ? La Porte du Paradis.

Pour tout dire, certains ne pardonnent toujours pas à Cimino cette cruelle démystification de l’Ouest américain, ni d’avoir provoqué la faillite de la United Artists, le mythique studio fondé par Charles ChaplinD.W. Griffith et Mary Pickford, en raison de ses multiples dépassements de budget.

Revoici la bande-annonce du film…

 

Tout au long du tournage, Michael Cimino a fait preuve d’un perfectionnisme frisant la folie ou la mégalomanie. Il y avait déjà quatre jours de retard sur le planning après cinq jours de tournage car il n’était pas rare que le cinéaste fasse 50 prises d’une même scène.

Au final, le tournage s’est étalé sur 165 jours. Cimino alla jusqu’à faire refaire les espacements entre les édifices d’une rue parce leurs écarts n’était pas le bon, ou repeindre une prairie qu’il jugeait pas assez verte… Les rumeurs enflèrent bien vite, comme celle où on l’accusa d’avoir dépensé 50.000 $ en cocaïne sur le tournage.

Le montage fut tout aussi épique puisque Cimino, possédant le “Final cut”, posta un garde armé devant la salle de montage qui avait pour ordre de ne laisser entrer aucune personne en provenance d’United Artists. Le studio fut horrifié lorsqu’il découvrit le tout premier montage du film, issu de 220h de rush, d’une durée de 5h25. Cimino expliqua même avoir fait une concession en coupant déjà 15 min dedans.

La durée du film était de toute façon inexploitable, et Cimino ramena sous la contrainte le montage à 219 min. Ce montage ne fut projeté qu’une fois à l’occasion de la première à New York le 19 novembre 1980. Assassiné par la critique, le film ressorti en salle six mois plus tard, dans un montage de 149 minutes.

Mais le mal était déjà fait : la mauvaise publicité et les critiques assassines de la première avaient déjà ruiné la carrière du film. Et celle de Cimino. Car s’il a pu brièvement se remettre en selle avec son fabuleux film L’année du dragon, il ne retrouvera jamais plus la lumière de ses éblouissants débuts de carrière.

En 2013, nous avions eu le plaisir et honneur de longuement nous entretenir avec l’immense cinéaste, venu en France pour accompagner la ressortie de son chef-d’oeuvre maudit, dans une version remontée par ses soins. “Ce n’est pas une restauration, c’est une reconstruction !” nous avait-il lâché, en homme encore blessé par la vindict. Comme pour mieux souligner les mutilations faites sur son oeuvre d’une beauté sidérante et écrasante, qui reste un des plus grands films du cinéma américain.

Rollerball de John McTiernan

Fabuleux cinéaste, John McTiernan a révolutionné le cinéma d’action des années 80-90 en livrant des pépites indéboulonnables que sont PredatorPiège de cristal et A la poursuite d’Octobre rouge. Et même s’il avait sauté la case de 58 minutes pour vivre, laissant le champ libre à Renny Harlin, c’était pour mieux revenir aux commandes d’un formidable 3e volet de la saga Die Hard, Une Journée en Enfer.

On pourra d’ailleurs rajouter, pour faire bonne mesure, son génial Last Action Hero, situé à mi-chemin entre la satire et le blockbuster d’action survitaminé. Gros échec en salle à l’époque, le temps lui a heureusement rendu justice depuis.

En fait, la mise à mort de la carrière de McTiernan pourrait en réalité se mesurer en deux temps. La première estocade, dévastatrice, fut celle portée par son film Le 13e guerrier, sorti en 1999. En revoici la bande-annonce..

Adapté du livre écrit par Michael Crichton et publié en 1976, Eaters of the Dead (autrement connu chez nous sous le titre “Le Royaume de Rothgar”), ce nouveau film très ambitieux de Mc T. avait tout, sur le papier, pour devenir culte. S’il l’est effectivement devenu, ce n’est pas pour les bonnes raisons. Régulièrement qualifié de “grand film malade”, il fut victime des tensions incroyables entre son réalisateur et Michael Crichton.

Au point que John McTiernan quitta le film en pleine post-production; Crichton assurant seul le montage du film. Il décida en outre de rejeter la musique composée initialement par Graeme Revell, en faisant appel à Jerry Goldsmith.

Le résultat commercial fut un désastre, et figure parmi les plus gros échecs de l’Histoire du Box Office US. Gonflé part un budget de production qui avait enflé jusqu’à 160 millions $, Le 13e guerrier n’en a même pas rapporté 33 millions au Box Office US. Les pertes furent estimées entre 129 et 137 millions $.

Des années après, lorsque nous avons eu le grand plaisir de rencontrer Mc T. en 2013 et balayer sa riche carrière, nous avions logiquement profité de l’occasion pour le questionner sur ce film. La douleur était manifestement toujours aussi vive : “Il y a eu beaucoup de soucis sur ce film. Ca arrive parfois… Et je ne préfère pas parler de ma vision du film, je préfère ne pas aborder ce chapitre…”.

Le coup de grâce viendra avec son film Rollerball, sorti en 2002. Incompréhensible remake du classique de Norman Jewison sorti en 1975, cette nouvelle version expurgeait tout ce qui faisait la force du film original, le discours politique et social.

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MGM

Avec ses séquences d’actions sans queue ni tête, un montage à la tronçonneuse, un casting semblant même se demander ce qu’il faisait là, le naufrage artistique et commercial fut total, en plus d’ailleurs de plomber la carrière de Chris Klein, qui reprenait le rôle mythique jadis tenu par James Caan. Un ratage qui fut rapidement estampillé comme l’un des pires films de l’année 2002.

Dans les coulisses du film, le feu avait couvé sous la glace entre le cinéaste et le producteur, Charles Roven. Au point que Mc.T avait engagé un sulfureux détective privé, Anthony Pellicano, pour qu’il mette sur écoute le producteur.

En avril 2006, lors d’une audience publique au tribunal fédéral de Los Angeles, McTiernan a plaidé coupable d’avoir menti au FBI lors de son interrogatoire sur son implication dans l’affaire Pellicano. “En fait, j’ai demandé à Anthony Pellicano à mettre Charles Roven sur écoutes en août 2000.Je lui en ai parlé, je n’ai jamais reçu de rapport (…) A peu près deux semaines plus tard, je l’ai payé et j’ai rompu le contrat” déclara le cinéaste.

Finalement condamné, il fit 328 jours de détention, pour bénéficier d’une libération anticipée en février 2014. Devant payer des honoraires d’avocats astronomiques (comme souvent aux Etats-Unis…), logiquement incapable de travailler, le cinéaste se déclara même en faillite durant son emprisonnement.

L’époque de mes films est révolue” nous lâchait le réalisateur, lorsque nous l’avions à nouveau rencontré en 2015, lors du festival de Beaune. Un constat amer pour celui qui reste persona non grata à Hollywood, et ne semble hélas pas prêt de sortir du purgatoire dans lequel il est enfermé depuis bien trop longtemps. Depuis Basic, sorti en 2003, il n’a plus rien réalisé.

Waterworld et le naufrage de Kevin Reynolds

Ami de longue date de Kevin Costner, à qui il confiera d’ailleurs un des rôles titres de son tout premier film, Une bringue d’enferKevin Reynolds signa dès son second long métrage un pur chef-d’oeuvre d’une rare brutalité, La Bête de guerre, en 1988.

Trois ans plus tard, il retrouvait Costner pour un triomphe à peu près planétaire, Robin des bois, prince des voleurs; une nouvelle version pleine de panache d’un mythique personnage. Si Rapa-Nui n’a pas laissé un souvenir impérissable (Costner étant sur ce dernier producteur), les deux se réunissent à nouveau pour un film post-apo sur l’eau qui virera au chemin de croix mutuel : Waterworld. En fait, le divorce entre les deux Kevin sera si acrimonieux qu’ils ne retravailleront ensemble que 17 ans plus tard, sur la série Hatfields & McCoys.

Revoici la bande-annonce du film…

 

Explosant son budget initial, pour atteindre 235 millions $ si l’on englobe le budget marketing et la promotion, Waterworld reste un des films les plus chers jamais produits. La somme peut paraître faible au regard des budgets actuels, mais il faut resituer le film l’année de sa sortie, en 1995. Et, pour vous donner une idée, cela équivaut à plus de 450 millions $ si l’on ajuste le budget à l’inflation actuelle.

Le tournage débute alors que le scénario n’est pas achevé : pas moins de 36 personnes se succèdent pour coucher le script, tandis que Kevin Costner, toujours mécontent du traitement, ne cesse de réécrire ses répliques.

Tourner dans et sur l’eau n’est évidemment pas une sinécure. Les membres de l’équipe sont contraints de se rendre sur le plateau en bateau, y compris entre les prises pour aller aux toilettes. La nature s’en mêle et un ouragan détruit le décor de la scène finale, qu’il faut bien entendu reconstruire…

Les acteurs en bavent aussi : Costner manque de se noyer lors d’une cascade tandis que sa doublure, le surfeur Laird Hamilton, tombe en panne d’essence en jet ski et erre plusieurs heures en mer avant d’être retrouvé. Il est également victime d’une embolie. Tina Majorino, l’interprète d’Enola, est piquée à plusieurs reprises par des méduses. John Malkovich et Jack Nicholson sont envisagés pour le personnage de Deacon mais ils sont trop chers. C’est finalement à Dennis Hopper que revient le rôle alors que les prises de vues ont débuté depuis un mois.

5 films qui ont ruiné la carrière de leurs réalisateurs - actus ciné
Universal Pictures

Kevin Costner exige une villa et un yacht qui font gonfler la note. Soupçonné d’infidélités, il divorce de son épouse après seize ans de mariage. Cette séparation excite les journalistes qui débarquent sur le tournage pour passer au crible les moindres erreurs. Avant même sa sortie, le film est précédé d’une réputation catastrophique. Ajoutez à tout cela, comble de l’ironie, un réalisateur qui a le mal de mer, et vous avez tous les ingrédients d’un naufrage.

Echaudé par l’aventure, Reynolds finit par laisser le montage du film entre les mains de Costner. Une querelle d’ego -et de visions artistiques très opposées- qui culminera avec l’absence évidemment très remarquée du réalisateur à l’avant-première du film, comme un ultime désaveu.

Si Waterworld a un peu sauvé les meubles grâce à son exploitation internationale, puis sa carrière en vidéo, notamment avec sa version longue, le film a plombé la carrière de Kevin Reynolds. En dehors de sa participation à la saison 1 de la série Hatfields & McCoys, en 2013, il n’a tourné que quatre films depuis Waterworld. Des oeuvres pas forcément déshonorantes, mais très loin de ses remarquables débuts…

Amours troubles de Martin Brest

Catapulté au firmament du succès avec Le Flic de Beverly Hills, le cinéaste Martin Brest fit des débuts plus que remarqués à Hollywood. Si le buddy movie Midnight Run (1987) dans lequel jouait Robert de Niro n’a pas eu le même succès (et qui est au passage un formidable film à voir absolument !), Brest a permis en 1993 à Al Pacino d’enfin remporter le premier Oscar de sa brillante carrière, dans Le Temps d’un week-end, remake du classique italien Parfum de femme.

Son (interminable) Rencontre avec Joe Black était loin de valoir un triomphe (ce qui n’a d’ailleurs pas été le cas…), mais permettait malgré tout à Brad Pitt de poursuivre sa trajectoire ascendente vers les sommets. Puis est venu un violent couperet : Amours troubles.

En revoici la bande-annonce…

Sorti en 2003, cette comédie policière fut un des plus gros échecs artistiques et commercial des années 2000, même s’il a permis à son interprète, Ben Affleck, d’y faire la rencontre de Jennifer Lopez, avec qui il a connu une première idylle.

“Pour un film qui a été un désastre aussi fameux, très peu de gens l’ont vu en réalité” racontait l’intéressé à Entertainment Weekly en janvier dernier. “Mais c’est vrai que ça ne marche pas. C’est un peu comme si on avait mis une tête de cheval sur un corps de vache”. C’est peu dire que l’alchimie supposée entre les deux à l’écran sonnait effectivement complètement faux…

Et de poursuivre : “Je pensais que mon boulot [d’acteur] se résumait à être une marionnette sans consistance. Maintenant je peux voir comment les gens me considéraient et pensaient à cette personne comme une espèce de blanc-bec décérébré et insouciant. Ça a produit des a priori négatifs chez les gens à mon propos. C’est cet aspect des gens que j’ai pu voir et c’était triste, difficile, déprimant et ça m’a vraiment fait remettre en question des choses et douter de moi-même”.

Colossal bide au Box Office mondial (à peine plus de 7,2 millions $ de recettes sur un budget de 54 millions $), que même Al Pacino et Christopher Walken, présents dans le film, ne pourront sauver, Amours troubles fera une humiliante tournée de prix aux Razzie Awards 2004 (pire couple, pire réalisateur, pire scénario, pire actrice et pire acteur).

La cérémonie portera même l’estocade six ans plus tard, en décernant au film trois nouvelles “récompenses” : pire film de la décennie, pire acteur et actrice de la décennie. Si à Hollywood il est toujours de bon ton de prendre cela avec une certaine ironie et recul, on imagine quand même que les sourires ont été légèrement crispés.

Depuis le film, Martin Brest a disparu de la circulation et n’a plus rien tourné. S’il n’est âgé que de 70 ans, il semble malheureusement très peu probable que le cinéaste sorte de sa retraite forcée survenue voilà 19 ans. Triste…

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